Bien évaluer les impacts
La première chose à considérer est l’influence que le travail aura sur notre capacité d’étudier, et vice versa, explique Diane-Gabrielle Tremblay, CRHA, professeure à la TELUQ. « Il est essentiel d’évaluer le temps disponible et de se rappeler qu’un cours nécessite bien plus que les trois heures passées en classe. Il faut également prévoir du temps pour les travaux, les lectures, l’étude et l’assimilation du contenu. Pour y parvenir, il est recommandé de créer un plan détaillé en prenant en compte tout le temps qui sera consacré aux études », explique la CRHA.
Quand le stage devient un emploi
En contexte de pénurie de main-d’œuvre, il est fréquent que les employeurs proposent aux stagiaires ou à ceux et celles qui ont occupé un poste durant la période estivale de continuer à travailler dans l’entreprise une fois les cours repris. Cette proposition peut être tentante et constituer une belle opportunité, à condition de gérer ses attentes et celles de l’employeur.
Il est notamment important de bien évaluer ce que l’on recherche avec cette expérience de travail, souligne Yarledis Coneo, CRHA, conseillère en conciliation travail et vie personnelle. Pour éviter que cet emploi ne compromette la réussite des études, il est conseillé d’en discuter avec l’employeur dès le départ. « Élaborer un plan avec l’employeur basé sur les livrables plutôt que sur le nombre d’heures travaillées est une bonne approche pour entamer cette discussion », souligne-t-elle.
Réévaluer en cours de route
Pour que cette expérience soit une réussite tant pour soi que pour l’employeur, cependant, il ne faut pas oublier que même la meilleure planification ne pourra pas résister à la réalité de la mise en œuvre, prévient Yarledis Coneo. Il est essentiel de gérer ses attentes et d’être réaliste par rapport à ce que l’on peut accomplir dans une journée. Si l’on se rend compte que l’on manque d’énergie, il ne faut pas hésiter à adapter son plan, souligne-t-elle.
De plus, les établissements d’enseignement offrent de plus en plus de flexibilité, ce qui peut être bénéfique, rappelle Diane-Gabrielle Tremblay. Par exemple, suivre certains cours à distance, ou en mode hybride, permet de gagner du temps de transport. De plus, certains cours peuvent être condensés ou étendus avec l’accord de l’enseignant ou de l’enseignante.
Une autre option consiste à suivre moins de cours à la fois si nécessaire. Cependant, cela rallonge la durée des études. Cela est tout de même préférable au fait d’abandonner ses études pour des raisons financières ou à cause d’un épuisement. « Avant tout, il est important de respecter son rythme et sa santé mentale! », conclut Yarledis Coneo.
Du temps pour soi et pour sa vie sociale
Dans tous les cas, pour éviter de se retrouver en situation de surmenage à force de jongler entre ses obligations professionnelles et scolaires, il est essentiel de réserver du temps pour soi, ses loisirs, ses amis et sa famille, dit Diane Gabrielle-Tremblay. Cela est particulièrement vrai pour les étudiants et étudiantes qui sont également parents, une situation qui vient avec beaucoup d’heures par semaine consacrées à la vie familiale!
Un bon moyen de ne pas oublier de consacrer du temps à ses passions et à ceux et celles qui comptent pour nous : mettre ces « rendez-vous » à l’agenda et les respecter avec le même sérieux que lorsqu’il s’agit de vos études ou de votre travail.