« On lui a fait un beau départ, puis on n’a plus jamais eu de nouvelles. » Ce scénario se répète dans bien des organisations : le lien avec le personnel expérimenté se rompt faute d’un mécanisme pour l’entretenir. Pourtant, ces personnes emportent avec elles une expertise, une connaissance fine des processus internes et une mémoire institutionnelle qui ne se remplacent pas du jour au lendemain. Maintenir la relation après le départ ne relève ni de la nostalgie ni de la politesse : c’est une stratégie de continuité qui garde la porte ouverte à des mandats ponctuels, à du soutien à temps partiel ou à de l’accompagnement ciblé.
Une question de moment, autant que de moyens
La transition vers la retraite ne se vit pas d’un seul bloc. Elle s’échelonne en phases : une période initiale dite de « vacances », une phase de perte liée à la fin du rôle professionnel, puis un temps de réflexion et de quête de sens. Solliciter une personne au mauvais moment donne rarement les résultats espérés. Dans les premiers mois, mieux vaut un contact discret et bienveillant, sans sollicitation professionnelle ; c’est plus tard, pendant la quête de sens, que plusieurs souhaitent redonner du sens à leur expérience et accueillent favorablement une proposition souple.
Un nouvel outil détaille les stratégies qui soutiennent cette approche : répertoire des personnes retraitées volontaires, communications périodiques, mentorat de quelques heures par mois, rencontres de retrouvailles, mandats ponctuels en période de pointe. Il précise aussi les conditions de succès, à commencer par la désignation d’un point de contact interne, l’allègement des processus administratifs et la documentation des savoirs critiques avant le départ.
Pour découvrir l’ensemble des principes, des stratégies concrètes et des conditions de succès, consultez l’outil Maintenir le lien avec son personnel expérimenté après la retraite.
Source : plateforme Re:travail, Conseil du patronat du Québec (CPQ)