Au Québec, 60 % des besoins de recrutement découlent des départs à la retraite, et la demande excède l'offre jusqu'en 2034. Pourtant, le personnel expérimenté demeure sous-utilisé en raison de perceptions erronées : baisse de performance, résistance au changement, difficulté avec les technologies ou coûts trop élevés. Or, aucune étude ne confirme ces préjugés. Au contraire, l'expérience apporte maturité, expertise et stabilité, des atouts stratégiques souvent négligés.
Les biais à déconstruire
Les idées reçues sur les personnes de 55 ans et plus ne résistent pas à l'analyse. Leur capacité d'adaptation égale celle des autres générations lorsque l'accompagnement adéquat est offert. Loin de freiner l'innovation, leur perspective enrichit les équipes intergénérationnelles. Leur expertise réduit les erreurs et favorise la transmission du savoir, compensant largement les écarts salariaux. Le véritable enjeu réside dans les opportunités de développement qu'on leur refuse.
Des solutions concrètes
Pour valoriser cette main-d'œuvre, les organisations doivent sensibiliser leurs équipes à l'âgisme, former les gestionnaires à la gestion intergénérationnelle et instaurer le mentorat inversé. La flexibilité - horaires adaptés, télétravail, contrats modulables - s'avère essentielle. Enfin, maintenir des discussions de carrière et offrir des plans de formation adaptés démontre l'ouverture organisationnelle et renforce l'engagement du personnel expérimenté.
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