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Pénurie de travailleurs? Ou de mauvaises conditions de travail? 

Alors que le travail au restaurant peut être gratifiant et amusant, il peut aussi être peu rémunéré, stressant et physiquement exigeant, ce qui peut avoir un impact négatif sur la santé mentale.
1 décembre 2021
Bruno Dupuis

Dans un article paru en septembre sur le site web The conversation, on mentionne que « Les exploitants de restaurants à travers le Canada ont du mal à trouver suffisamment de personnel pour gérer leurs opérations. Cette crise du travail a été très médiatisée par les médias canadiens comme une « pénurie de main-d'œuvre ». Avant la pandémie, le secteur canadien de la restauration employait 1,2 million de personnes et, selon Statistique Canada, il doit actuellement pourvoir 130 000 postes pour atteindre les niveaux d'avant la pandémie. Cela dit, l'industrie canadienne de la restauration est aux prises avec des problèmes d'embauche et de rétention depuis de nombreuses années. »

Un rapport de 2010 de l'Association canadienne des restaurateurs et des services alimentaires a révélé que 22 % des Canadiens travaillaient dans un restaurant comme premier emploi – taux le plus élevé de toutes les industries. L'étude a également révélé que 32 % des Canadiens ont travaillé à un moment donné dans l'industrie de la restauration. Notre recherche sur les conditions de travail dans ce secteur montre que travailler dans un restaurant est difficile, nécessitant le sacrifice de l'équilibre travail-vie en raison des longues heures et des horaires imprévisibles. Alors que le travail au restaurant peut être gratifiant et amusant, il peut aussi être peu rémunéré, stressant et physiquement exigeant, ce qui peut avoir un impact négatif sur la santé mentale.


Author
Bruno Dupuis Éditeur adjoint, Revue Rh Ordre des Conseillers en ressources humaines agréés

Source : The Conversation

Revue RH, volume 24, numéro 5 ─ NOVEMBRE DÉCEMBRE 2021