Ressources / dossiers-speciaux / droit-deconnexion

Limiter ou non la connexion en dehors des heures de travail?

Voilà une question qui nécessite mûre réflexion! Par cette infographie, découvrez de manière imagée quelques considérations et données intéressantes sur le sujet.
Ordre des conseillers en ressources humaines agréés

Contenu de l'infographie

Hyperconnexion : conséquences sur la santé encore floues, mais inquiétudes présentes

Conséquences physiques

  • Troubles musculosquelettiques (tensions au cou, douleurs aux pouces, etc.)
  • Obésité, hypertension et maladies cardiaques
  • Troubles du sommeil

Conséquences psychologiques

  • Stress, anxiété et détresse psychologique
  • Culpabilité

Conséquences sociales

  • Moins de temps consacré aux relations interpersonnelles
  • Tensions familiales
  • Isolement

50 % des travailleurs disent ressentir (fortement, assez ou un peu) une pression pour rester connectés.

Pas que des désagréments à la connexion à distance!

Pour les employeurs :

  • Facilite l’évolution dans un contexte de mondialisation et de compétitivité grandissantes.
  • Améliore le pouvoir d’attraction et de rétention en contexte de rareté de main-d’œuvre.

Pour les travailleurs :

  • Gestion plus agile et flexible de l’horaire, ce qui facilite la conciliation travail-vie personnelle.
  • Meilleure accessibilité au marché du travail, peu importe la localisation géographique.

45 % des CRHA et 68 % des travailleurs estiment que le gouvernement devrait légiférer pour encadrer le droit à la déconnexion.

Comment tirer son épingle du jeu? Quelques bonnes pratiques à considérer…

Si on limite la connexion en dehors des heures de travail :

  • Mise en place d’une politique qui énonce clairement les attentes et les règles d’utilisation.
  • Rigueur et exemplarité des gestionnaires.
  • Sensibilisation et formation sur la gestion du temps.
  • Mise en place d’outils pour limiter l’accès (envoi différé de courriels, interruption de la messagerie professionnelle, programmation d’une réponse d’absence, etc.).
  • Implantation d’un système de traçabilité des activités numériques.

Si on permet le travail à toute heure et si on favorise la connexion à distance :

  • Mise en place d’une politique qui propose un certain encadrement afin de limiter les excès et préserver la santé.
  • Mise en place d’outils technologiques de travail à distance (ordinateur portable, accès aux dossiers à distance, espace virtuel de travail collaboratif, etc.).
  • Formation technique pour l’utilisation efficiente des outils.
  • Sensibilisation sur l’importance de la déconnexion.
  • Respect des périodes de repos minimales.

Dans tous les cas, employeurs et travailleurs doivent communiquer et collaborer pour déterminer le mode de travail qui, à la fois, optimise la productivité et assure un climat de travail sain.


Ordre des conseillers en ressources humaines agréés