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Pénurie de main-d’œuvre : tous azimuts

Juste avant la paralysie du marché du travail à cause du déclenchement de la pandémie de la COVID-19, il y avait 128 410 postes vacants au premier trimestre 2020, selon les données de Statistique Canada. 
1 décembre 2021
Bruno Dupuis

Avec la couverture médiatique du manque d’employés dans les hôpitaux du Québec et également dans les entreprises québécoises, la pénurie de main-d’œuvre n’aura jamais été aussi concrète pour les citoyens. Dans un article du journal Le Devoir, le président de la FTQ, Daniel Boyer mentionne « Le problème est particulièrement frappant dans les secteurs où la rémunération et les conditions de travail sont moins bonnes, et qui sont également des secteurs à prédominance féminine. La FTQ, qui représente plus de 600 000 travailleurs, milite pour cette raison depuis des années pour l’augmentation du salaire minimum à 18 $ l’heure. Mais attirer et retenir les travailleurs demandera plus d’imagination. Même si le nombre de chômeurs correspondait au nombre de postes à pourvoir, le principe des vases communicants ne fonctionne pas. » Michel Girard, journaliste au Journal de Montréal écrit « La rareté de la main-d’œuvre a atteint un niveau dramatique. Car depuis 2015, le nombre de postes vacants ne cesse de grimper de trimestre en trimestre. Juste avant la paralysie du marché du travail à cause du déclenchement de la pandémie de la COVID-19, il y avait 128 410 postes vacants au premier trimestre 2020, selon les données de Statistique Canada. Quinze mois plus tard, le nombre de postes vacants explose de 72 % pour dépasser la barre des 221 000. »


Author
Bruno Dupuis Éditeur adjoint, Revue Rh Ordre des Conseillers en ressources humaines agréés

Source : Revue RH, volume 24, numéro 5 ─ NOVEMBRE DÉCEMBRE 2021