Quand Aude Bourdon, directrice du recrutement, a commencé à travailler chez Ezo, l’équipe n’était composée que de sept personnes. Aujourd’hui, plus de 25 personnes font partie de l’aventure. L’entreprise a misé sur le recrutement à l’international en proposant une expérience unique d’intégration aux nouvelles recrues.
Avec l’expertise de Québec International, acteur majeur dans le recrutement à l’international, Ezo a su croître en trouvant de nouveaux talents à un moment où le marché des TI était saturé. Comme beaucoup de recruteurs, Aude Bourdon a utilisé les réseaux sociaux pour mettre de l’avant son entreprise. Mais cela n’est pas arrivé comme par magie. Beaucoup a été fait pour offrir des postes différents, à la fois techniques et, surtout, humains.
« On essaie de montrer à nos futurs collaborateurs que chez nous le côté technique est présent, mais qu’on essaie aussi de trouver des mandats innovants, d’inclure la formation à un point plus important, surtout dans un secteur comme le nôtre, qui évolue très vite », explique-t-elle. Outils, plateformes de formations et parcours original d’intégration sont trois des techniques innovantes privilégiées par Ezo.
Le recrutement à l’international devenait essentiel pour Ezo en raison de la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur des TI. Cela lui a aussi permis de former une équipe multiculturelle, un réel avantage pour inclure de nouvelles méthodologies de travail tout en créant une culture d’entraide.
Intégration particulière
Le premier clin d’œil intervient au moment de l’embauche. Chaque nouvelle recrue choisit un émoji et son nom, qui seront imprimés sur une tasse personnalisée. L’émoji correspond à la façon dont les personnes se voient. Certaines recrues délèguent même cette tâche à leurs enfants ou conjoint pour s’assurer d’avoir un regard extérieur. Ce cadeau de bienvenue a été instauré pour révéler l’ambiance familiale et amicale souhaitée dans l’équipe de travail.
Au jour 1, l’ensemble de l’équipe est présenté. Toutes les personnes sont nommées, qu’importe leur rôle dans l’entreprise. Cette façon de faire est importante pour la directrice en recrutement puisqu’elle prouve qu’on ne parle pas de numéros, mais bien de personnes et que la connaissance de l’autre est aussi importante que la maîtrise technique.
« L’intégration à une nouvelle entreprise n’est pas toujours évidente et peut apporter un stress, un peu comme une rentrée à l’école avec des papillons au ventre », illustre Aude Bourdon. La première semaine d’intégration chez Ezo est donc très importante puisqu’il peut y avoir une seconde intégration chez le client lié à un projet. « Ça demande un certain suivi. On ne peut pas laisser notre collaborateur partir sans l’accompagner ou prendre de ses nouvelles. On est en mode familial et on essaie d’être proches par un processus qui suit de près les personnes au jour 1, à la semaine 1, au trimestre 1 et des rencontres tout au long de l’année. Tout cela fait en sorte que l’on arrive à être proches de nos collaborateurs. »
Une réelle entraide
Lorsque de nouvelles personnes arrivent, notamment lorsqu’elles viennent d’un autre pays, l’équipe est intriguée par la volonté qu’elles ont eue de recommencer leur vie ailleurs. Cela crée une synergie et des liens particuliers entre les collègues.
C’est aussi en raison de ce besoin de socialisation qu’Ezo a repris des bureaux après la pandémie. Les lieux physiques aident à créer un certain sentiment d’appartenance au groupe. Et chose plutôt étonnante, le meilleur investissement de l’entreprise n’aura pas été une plus grande table de réunion, mais plutôt une table de ping-pong, qui a le don de rassembler les équipes dans la joie et les éclats de rire.
« On suit une hiérarchie transversale. Cela signifie que chaque membre de l’équipe peut s’investir dans d’autres domaines que ce pour quoi il a été engagé, ajoute Aude Bourdon. Ils peuvent par exemple être coachs ou coordonnateurs s’ils souhaitent faire grandir d’autres collègues et participer au processus de recrutement pour challenger les nouvelles recrues sur une difficulté technique précise. C’est à eux de choisir. »
Retravailler le CV avec des termes adéquats au milieu professionnel québécois, aider à mieux organiser le travail, intégrer des groupes de discussion, participer aux projets internes pour aider le perfectionnement professionnel et le développement personnel des collègues ou se retrouver à des 5 à 7 mensuels, rencontrer des conjointes, conjoints ou enfants avant l’embauche sont quelques-unes des actions concrètes mises en place par la directrice en recrutement. « Notre force est cette proximité. On donne l’occasion aux personnes de s’engager. On communique beaucoup et on est transparents, tant sur notre stratégie d’affaires que dans nos chiffres. Notre but est de montrer que, chez Ezo, personne n’est inaccessible. »