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Postes vacants au Québec au troisième trimestre 2022

Une hausse importante de postes vacants dans le domaine de la santé et une baisse dans le secteur de l’hébergement et de la restauration marque le troisième trimestre de 2022.
21 décembre 2022

Au troisième trimestre de 2022, on dénombre environ 244 000 postes vacants au Québec (données non désaisonnalisées); un nombre comparable au même trimestre de 2021. On observe toutefois des augmentations notables dans les catégories suivantes :

  • Postes exigeant une formation postsecondaire (environ 11 000, + 16 %) et postes à temps plein (environ 11 000, + 6 %)
  • Postes vacants depuis 120 jours ou plus (14 000, + 16 %)
  • Postes n’exigeant aucune année d’expérience (10 000, + 8 %)
  • Postes dans l’industrie des soins de santé et de l’assistance sociale (14 000, + 38 %). Cette augmentation porte le nombre d’emplois vacants dans cette industrie à près de 50 000.

Taux de postes vacants

Le taux de postes vacants au Québec, soit le nombre de postes vacants exprimé en pourcentage de la demande de travail, s’est fixé à 6,0 % au troisième trimestre de 2022, un taux identique à celui observé un an plus tôt.

Le taux de postes vacants s’est accru dans l’industrie des soins de santé et de l’assistance sociale; il est passé de 6,2 % au troisième trimestre de 2021 à 8,3 % au troisième trimestre de 2022. Celui de l’industrie des services d’hébergement et de restauration est passé de 13,9 % à 10,2 %.

Hausse de la rémunération dans les postes vacants

Entre le troisième trimestre de 2021 et le troisième trimestre de 2022, la rémunération horaire offerte pour l’ensemble des postes vacants s’est accrue de l’ordre de 10 % (comparativement à 7 % pour l’inflation) et se fixe à 23,69 $. En comparaison, la hausse de la rémunération horaire moyenne pour l’ensemble des employés au Québec, mesurée dans l’Enquête sur la population active, s’est accrue d’environ 7,1 % et se fixe à 30,79 $.

Plusieurs groupes de postes vacants ont vu leur rémunération horaire s’accroître de plus de 10 % entre les deux trimestres comparés, dont :

  • les postes à temps partiel (+ 12 %);
  • les postes sans recrutement constant ou n’exigeant aucune année d’expérience (+ 12 %);
  • les postes à prédominance féminine (+ 13 %);
  • les postes dans les services d’enseignement (+ 13 %);
  • les postes dans la finance et les assurances, les services immobiliers et les services de location et de location à bail (+ 13 %);
  • les postes dans le domaine des arts, des spectacles et des loisirs (+ 14 %).

Les postes vacants dans les régions

Les taux de postes vacants les plus élevés sont observés dans les régions de la Capitale-Nationale et de l’Estrie (7,1 %) ainsi que dans les Laurentides (6,7 %). Le plus bas est observé dans la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (4,3 %). Seule la région de Lanaudière connaît une baisse de son taux de postes vacants sur la période, lequel est passé de 6,6 % à 5,1 %.

Source : communiqué, Institut de la statistique du Québec