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Projet de loi 59 - La réforme mécontente les syndicats

Près d’une dizaine de grandes centrales syndicales ont décidé de tenir une vigie « devant l'Assemblée nationale pour dénoncer » ce qu’ils qualifient de « l'inacceptable projet de loi 59 ».
1 juin 2021

Maintenant que la Commission de l’économe et du travail a complété l’étude détaillée du projet de loi 78 du ministre du Travail, visant principalement à améliorer la transparence des entreprises, elle peut se concentrer à nouveau sur l’étude article par article du projet de loi 59. Celui-là veut moderniser le régime de santé et de sécurité du travail. Les parlementaires en sont au dernier grand bloc d’articles à étudier.

La plus récente séance d’étude détaillée remonte au jeudi 13 mai. Après l’adoption de l’article 110, c’est d’une proposition d’amendement du député Alexandre Leduc de Québec solidaire dont il était question à l’article 108 lorsque les députés s’étaient quittés pour passer une semaine de travail dans leur circonscription.

Le député d’Hochelaga-Maisonneuve craignait pour les chances de la réforme du ministre Jean Boulet de pouvoir être adoptée avant l’été.

Maintenant, près d’une dizaine de grandes centrales syndicales regroupant la CSN, la FTQ, la CSQ, la CSD, le SPGQ, le SFPQ et le SCFP ont décidé de tenir une vigie « devant l'Assemblée nationale pour dénoncer » ce qu’ils qualifient de « l'inacceptable projet de loi 59 ».

Ils l’estiment « décevant » et « incomplet ». Aussi, « des bonifications majeures sont exigées afin que le gouvernement protège vraiment tout le monde » par les mécanismes de prévention qui s'appliquent actuellement à 25 % des travailleurs.

On parle de « nombreux reculs injustifiés aux droits des victimes d'accidents et de maladies du travail en matière d'indemnisation et de réadaptation qui généreront des économies de 4,3 milliards $ sur leur dos au cours des dix prochaines années ».

Le P.L. 59 « laissera le Québec en queue de peloton des États nord-américains en matière de prévention avec, en plus, un risque de judiciarisation accru. L'engorgement des tribunaux, déjà problématique, ne fera que s'accentuer. Il faut précisément viser l'objectif contraire », déplorent les syndicats

Publié avec l'autorisation de Le courrier parlementaire