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Modes de travail post-pandémie : employeurs et employés devront s'accorder

Les organisations sont en grande réflexion quant à la manière d’organiser le travail et la place qu’occupera le télétravail au-delà du contexte pandémique.
14 juin 2021

Dans un communiqué publié par l'Ordre des conseillers en ressources humaines agréés, on note que bien que de manière générale le télétravail est là pour de bon, employeurs et travailleurs ne s’entendent pas à savoir dans quelle mesure. Pour arriver à une application harmonieuse et réussie d’un nouveau modèle de travail, une communication ouverte et bidirectionnelle devra être privilégiée.

Modèle de travail pour l’avenir

 
Souhaits des travailleurs
Intentions des organisations (selon les CRHA)
Télétravail à temps plein
Souhaits des travailleurs : 38 %
Intentions des organisations (selon les CRHA) : 1 %
Bureau à temps plein
Souhaits des travailleurs : 9 %
Intentions des organisations (selon les CRHA) : 6 %
Pleine flexibilité accordée, sans aucune exigence
Souhaits des travailleurs : 24 %
Intentions des organisations (selon les CRHA) : 8 %
Temps partagé avec une exigence de présence minimale au bureau déterminé selon une formule fixe et prédéterminée chaque semaine (ex. : 3 jours en télétravail et 2 jours au bureau par semaine)
Souhaits des travailleurs : 18 %
Intentions des organisations (selon les CRHA) : 52 %
Temps partagé avec une exigence de présence minimale au bureau en fonction des tâches, des activités et de la nature de l’emploi (ex. : sur une année, présence requise au bureau pour 30 % des tâches liées à un poste)
Souhaits des travailleurs : 10 %
Intentions des organisations (selon les CRHA) : 23 %
Ne sait pas encore
Souhaits des travailleurs : -
Intentions des organisations (selon les CRHA) : 9 %

Ces résultats illustrent un écart quant au choix du modèle de travail post-pandémie. D’un côté les employés expriment une réelle volonté de préserver une flexibilité absolue et de l’autre, les organisations doivent composer avec des impératifs et des préoccupations légitimes (cohésion d’équipe, culture organisationnelle, maintien de la productivité collective, etc.) et souhaitent ainsi maintenir une certaine présence planifiée au bureau.

« Il y aura un réel effort d’échange et de communication à fournir de part et d’autre afin d’aborder les questionnements et de favoriser l’acceptabilité, explique Manon Poirier, CRHA, directrice générale de l’Ordre. Ce sera une belle occasion pour les organisations de faire preuve d’innovation et de co-créativité. »

Espaces de travail Les nouveaux modes de travail engendrent forcément une réflexion sur les espaces de travail. Ainsi, 50 % des CRHA affirment que leur organisation prévoit réaliser des modifications d’envergure à leur espace de bureau actuel au cours de la prochaine année ou à plus long terme. En outre, 71 % d’entre eux croient que leur organisation ne prévoit pas déménager ses espaces de bureaux.

Surveillance en télétravail 32 % des travailleurs disent être soumis à des technologies de surveillance en contexte de télétravail. Elles ne sont cependant pas sans conséquence, alors que 40 % sont d’avis qu’elles augmentent le niveau de stress. Les organisations ont recours à ces systèmes afin notamment d’éviter les abus des employés, de maintenir la productivité et d’assurer la sécurité et la confidentialité de l'information.

L’Ordre ne voit pas cette surveillance d’un bon œil. « Cette pratique nous apparaît aller à l’encontre de l’instauration d’un climat de confiance et d’autonomie, poursuit Mme Poirier. Nous estimons qu’il est préférable de faire preuve de confiance à cet égard et le cas échéant, gérer l’exception. »

D'ailleurs, dans un contexte de télétravail, la confiance démontrée par le supérieur est placée au premier rang par les travailleurs - au même niveau que l’autonomie et l’empathie et l’humanité - en ce qui a trait aux éléments importants de la relation avec le gestionnaire. Les travailleurs accordent une importance de 8,1 sur 10 pour ces éléments.

Afin de soutenir les employeurs en ce sens et pour plus d’information, l’Ordre a préparé deux guides des meilleures pratiques sur le sujet :

Source : communiqué, Ordre des conseillers en ressources humaines agréés